Retraites - Carmel in Burundi and Rwadna

Go to content

Main menu:

Retraites

Carmelite Friars > Butare > Mater Carmeli

Les retraites individuelles

Quand nous examinons attentivement l’histoire de notre mission à Butare, nous pouvons constater qu’au début la communauté s’occupait de personnes qui venaient individuellement pour chercher se recueillir. Elle ne cherchait pas à animer les grands groupes ou à prêcher des retraites programmées. D’un coté, cela était due au manque d’infrastructure suffisante, d’autre coté c’était le choix conscient de la communauté. Comme le Père Barthelemy nous le rappelle dans son témoignage, toute la communauté attendait une personne qui viendrait se recueillir chez nous. Cette dimension reste valide jusqu’à nos jours, même si l’on organise les retraites en groupes. Il y a toujours des personnes qui, soit préfèrent une retraite individuelle, soit ne trouvent pas les dates ou les thèmes proposés qui leur conviennent. Dans ce cas, la communauté assure l’accompagnement spirituel, parfois avec la prédication des conférences ou en se limitant seulement à la confession et à l’exposition du Saint Sacrement dans la crypte. Au début, la majorité des personnes qui passaient par notre maison étaient des retraitants individuels. Avec le temps les propositions ont changé.

Les retraite en groupes

Evolution de la maison de retraite, c’est une évolution vers les groupes organisés. Au début, l’on n’avait que 8 chambres disponibles pour les retraitants (jusqu’à 1997). Une de première retraite en groupe à été prêché par Père Théophile pour les missionnaires polonais en 1989. A l’époque, on prêchait les retraites de 6 jours, et il y avait deux retraites par ans. C’est avec le temps qu’on a pris l’habitude d’organiser les retraites de 8 jours selon la tradition de l’Eglise local. Tous les prédicateurs ont été invités d’extérieur. C’est au fil et à mesure que les confrères de la communauté commençaient à s’encourager de prêcher les retraites en français. Le premier qui l’a fait c’est le Père Barthelemy.
Après avoir reconstruit la maison de retraite, on disposait de 18 chambres. Ce qui a augmenté considérablement la fréquentation de notre maison. Aujourd’hui, nous disposons de 24 chambres et la majorité de prédicateurs dans la maison sont des confrères Carmes de la Délégation et aussi on collabore avec des confrères du Congo.
Quelques statistiques à propos de fréquentation dans les retraites, soit individuel, soit en groupe selon les rapports donnés pendant les visites canoniques des Pères Provinciaux :
1989 – 15 personnes
1990 – 90 personnes
1991 – 30 personnes – (première partie avant les grandes vacances)
1998 – 182 – (après les reconstructions)
2000 – 2003 – (moyen par année) -  200 individuel, 100 en retraite de 8 jours

2010 – 500 personnes en retraites organisées et individuelles.

A l’occasion de l’année jubilaire 2000, la maison a organisée une retraite pour toute la Délégation prêchée par le Père Luc-Marie, carme de Toulouse. Les frères de la Délégation et les représentants de carmes de Goma et de Bukavu ont été très content de cette initiative.

Journées de recollection

Selon ce que Père Sylvain nous dit dans son témoignage, ce sont des Pères Pallotins qui nous ont cédés l’organisation des journées de recollection pour les religieux au rythme mensuel. Cela a été une proposition providentielle. D’un coté c’était une occasion pour la communauté de trouver sa place et sa mission à Butare, et de l’autre coté beaucoup de personnes consacrées y voient un milieu merveilleux pour se recueillir et se ressourcer.
La première journée a été organisée le 13 novembre 1988 en présence de 45 personnes consacrées. Les conférences ont été données dans l’ancienne salle, qui n’existe plus, à l’intérieur de bâtiment de la maison de retraite (actuellement ce sont des chambres nr 1, 3, 5, 7). Jusqu’ aujourd’hui, le deuxième dimanche de mois reste réservé pour cette journée. Dés le début, les journées sont organisées dans le même style et presque avec le même programme. La participation, au cours des années, variait, selon le prédicateur, la période, et les circonstances atmosphériques. Après avoir construit la grande salle  (en 1997) la fréquentation a augmentée considérablement. Dans ces jours le taux de participation varie entre 80 et 130 personnes.
Depuis que le comité des personnes consacrées a été mis en place à Butare, la responsabilité d’organiser les journées de recollections pendant la période de l’Avent et du Carême, revient à l’Evêque. Ce qui est envisagé est de créer un climat de communion plus profonde entre le clergé diocésain et les personnes consacrées œuvrant dans le diocèse. Ils se rencontrent à la cathédrale ou au Petit Séminaire.
A partir de l’année 2010, des multiples raisons nous ont poussés à empêcher les jeunes en formation de participer à la journée. Les places devenaient de plus en plus insuffisantes, il n’y avait pas assez de temps pour la confession, mais aussi quelques prédicateurs se plaignaient de ne pas savoir à qui parler, aux jeunes ou aux plus avancées. Dans l’enquête faite au cours de l’année 2009, la majorité de personnes questionnées a demandé de ne pas accueillir les jeunes en formation initiale. En conséquence, à partir de l’année 2011, on a initié les journées à part pour les postulants et novices chaque deuxième mercredi du mois, sauf en Avent et au Carême. La première journée, en janvier 2011, a rassemblé 100 novices et postulants, en février 120.
S’agissant de thèmes, on a décidé de proposer un cycle thématique pour toute une année. Le premier cycle concerne les Péchés Capitaux. Cette même année, pour les journées des religieux, on a aussi initié la thématique pour toute l’année. En 2011, ce sont les Béatitudes qui feront objet de méditation pour toute l’année.
Beaucoup d’événements importants ont marqué l’histoire de la maison de retraite. Nous allons mentionner quelques uns:
Premièrement : en février 1990, le Nonce apostolique Mgr. Jean Baptiste Morandini, a prêché une journée de récollection dans le cadre des préparations à la visite de Pape Jean Paule II au Rwanda.
Deuxièmement, en 2000, à la veille de la consécration de notre diocèse à la Vierge Marie, Mère de l’Eglise et Reine de la Paix, Mgr. Kizito, l’évêque de Ruhengeri a prêché une journée de recollection avec le but de préparer des personnes consacrées à faire cet acte de consécration. Il y avait environ 250 personnes.
Troisièmement, en septembre 2006, le Père Raniero Cantalamessa capucin, prédicateur papale qui avait été invité par les Pères Mariens, a ressemblé une foule immense des religieux.
Quatrièmement, la recollection du mois de mai 2010 que le Nonce apostolique Mgr. Ivo Scapolo a animé sur la communion ecclésiale. Malgré les supplications de ne plus envoyer ni novices ni postulants, cette fois-ci la salle a été trop petite et une partie considérables suivait les conférences sous la barza.

Pour les missionnaires polonais
A partir de l’année 1989, la communauté a prise une nouvelle initiative de prêcher aussi des journées pour les missionnaires polonais dans la langue polonaise. Le prédicateur principal et probablement unique, était le Père Théophile. Auparavant, c’était une initiative pallotinne, dans le rythme mensuel, premier dimanche du mois pour les sœurs polonaise ; lundi après pour les prêtres et frères polonais. Cette tradition continuait jusqu’au génocide en 1994. Avant la guerre au Rwanda travaillait environ 80 missionnaires polonais. Après la guerre beaucoup n’ont pas retourné.

Pour la jeunesse

Après la canonisation de Saint Raphael, la maison de retraite en collaboration avec Abbé Etienne du Groupe Scolaire à Butare, organisaient les journées de recollection pour la jeunesse. Une classe par jour. De lundi au vendredi, de janvier au mars. Cela était en vigueur jusqu’au génocide dans lequel ce prêtre fut victime.

Multiples mouvements catholiques

Après la guerre, il faudrait aussi souligner l’augmentation des multiples journées de recollections pour les autres différents groupes des laïcs engagés, entre autres : la communauté d’Emmanuel, Mouvement pour les laïcs de Charles de Foucauld, Renouveau Charismatique, plusieurs chorales de l’Université National de Butare, Mouvement Rosa Mystica, Mouvement marial Indabo za Mariya, etc.

Quelques Statistiques de journées de recollections pour des religieux selon des rapports donnés par des Pères Provinciaux :

- 1989 : 946 personnes
- 1990 : 957 personnes
- 1991 à la fin de juillet : 865 personnes

- Après la guerre petit à petit la maison est renouvelée, en l’année 1998 après les reconstructions montent considérablement les chiffres des retraitants. Seulement dans les mois de vacances : juillet-septembre : 225.
- Les années 2000 – 2003 : environ 700-800. Pendant l’Avent et Carême les journées organisées dans la cathédrale. Dans les années suivantes on observe plus au mois la même fréquentation pour ces journées.
- Ce qui augmenterait considérablement les chiffres ce sont les journées de recollections pour les autres différents groups des laïcs engagés, mentionné la dessus. Dans ces années avec les novices et postulants on arrive vers 2000 personnes en journées de recollection par année.

L’Ecole d’Oraison Chrétienne  

Dans le cadre d’une formation spirituelle selon notre charisme, en 2009 on a inauguré l’Ecole d’Oraison Chrétienne. La formation est donnée dans le style de séminaire : conférences, travaux en groupe, lectures des articles prévues et lus à la maison, introductions aux méditations et pratique des méditations, l’accompagnement spirituel. Toute la formation est divisée en 3 niveaux :

Niveau – I - Pratique de la méditation biblique. Lectio divina. Durée: 5 week-ends ;
Niveau – II - Pratique de la méditation des Psaumes. Durée : 4 week-ends ;
Niveau – III - Vers la contemplation. Château intérieur, l’itinéraire de la vie spirituelle. Durée : 3 week-ends
Pour aujourd’hui ont été réalisé : trois éditions de I niveau, et une édition de II et de III niveau. Au total, il y 22 week-ends qui ont été animés.

Sessions formatives

Dès le début, nous constatons que la communauté n’a jamais manqué de s’occuper de la formation spirituelle hors de cadre des recollection. Première initiative, c’était une formation permanente organisée par les Carmes dans les salles de l’ICA avant la guerre. La thématique était choisi de l’enseignement de l’Eglise, ciblé autour des encycliques éditait par le Pape, etc.
Dans le cadre carmélitain, il faut souligner une formation donnée par Père Damaso Zouazoua, carme espagnol, en 1990. Il a prêché sur Jean de la Croix dans le cadre de l’année jubilaire. Il y avait 70 participants. Il a animé également les rencontres chez les moniales, dans les séminaires diocésains de Kabgayi et Nyakibanda. En 2001, on avait organisé une session sur la Vierge Marie dans le contexte de l’année jubilaire de 750 du Scapulaire, animée par Père Zacharie Igirukwayo.
En 2009 une session de 3 semaines pour les formateurs carmélitains des régions francophones d’Afrique, organisés par le Définiteur Générale, Père Zacharie Igirukwayo.
En 2011 dans le cadre de la préparation au Jubilé de 5 Centenaire de la naissance de Sainte Thérèse d’Avila, le père Zacharie anime une session sur cette éminente figure carmélitaine.
Voyant les besoins formatifs de jeunes professes avant la profession solennelle, à partir de l’année 2010, dans l’activité de la maison de retraite, nous proposons des sessions ou des week-ends formatifs. Nouvelle initiative, à partir de l’année 2011, est un colloque théologique. L’avenir nous montrera si cette initiative s’enracinera dans notre contexte de l’Eglise au Rwanda, j’espère que oui.


Back to content | Back to main menu