Cenférence Francophone 2014 - Carmel in Burundi and Rwadna

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Cenférence Francophone 2014

OCD Calendar

NAIROBI (KENYA)
20-22 novembre 2014


Etaient présents :
1. Père Emile M’bra N’Diamoi (Délégué provincial), Province d’Aragon-Valence
2. Père Fryderyk Jaworski (Délégué provincial), Province de Cracovie
3. Père Jean Marie Vianney Uwamungu, Province de Cracovie
4. Père Aurelio Gazzera (Délégué provincial), Province de Ligurie (Gênes)
5. Père Davide Sollami (Zélateur des missions), Province de Ligurie (Gênes)
6. Père Roger Balowe Tshimanga (Délégué Général), Délégation générale du Congo
7. Père Vincent de Paul Randriakotomananjanahary (Premier Conseiller), Commissariat de Madagascar et de l’Océan Indien
8. Père Hery Arthur Andriamparany, Commissariat de Madagascar et de l’Océan Indien
9. Père Marie Philippe Dal Bo (Provincial), Province d’Avignon Aquitaine
10. Père Marie Joseph Dol, Province d’Avignon Aquitaine
11. Père Jérôme Paluku Assistant au Secrétariat des Missions
Etait excusés:
1. Père Domenico Rossi, (Supérieur au Cameroun), province de Gênes
2. Père Georges Tambala, Définiteur Général pour l’Afrique


Jeudi 20 novembre 2014

Rapports, nouvelles, statuts et nouveau bureau

1. Rapports:
a. Le Père Fryderyk, président par interim, a ouvert la conférence en l’absence du Père George Tambala, retenu à Rome et excusé. Il a rappelé que la rencontre était programmée en Centrafrique plus tôt, et a dû être retardée et déplacée avec le congrès thérésien à Nairobi à cause des événements malheureux de guerre en Centrafrique. Le Père Domenico Rossi s’est excusé pour son absence, étant retenu au Cameroun par d'autres urgences.
b. Le Père Marie Joseph a remis à chaque participant un dossier avec les documents pour la rencontre et lit la lettre du Père Georges Tambala pour cette réunion de la Conférence. A cette même occasion furent communiqués les points inscrits à l'ordre du jour, a savoir: présentations et rapports, défis actuels de la conférence, révision des statuts et choix du bureau, fonctionnement de la conférence, formation, communication, auxquels nous avons ajouté la publication d’un manuel d’histoire de l’Ordre, le centenaire thérésien, un échange sur le cycle de formation initiale dans les missions, des nouvelles du Cameroun.


2. Présentations et nouvelles des différentes missions:
a. Burundi-Rwanda: fondée en 1971 au Burundi et implantée ensuite au Rwanda suite aux expulsions des congrégations par les autorités politiques, cette mission compte actuellement 5 maisons avec 10 postulants, 6 novices, 23 frères en formation initiale, environ 47 frères en tout. Du fait que le Rwanda devient anglophone, la mission participe actuellement à la Conférence anglophone comme observatrice. Le postulat, qui correspond avec les études de philosophie, est en français, alors que la théologie est suivie en anglais en Tanzanie. Ce qui engage une  collaboration à la fois francophone et anglophones.
b. Burkina Faso-Côte d’Ivoire-Togo: fondéé en 1992 au Burkina Faso. La mission compte 3 maisons dans les 3 pays susmentionnés. Le postulat et la philosophie au Togo, le noviciat au Burkina Faso et la théologie en Côte d’Ivoire. Elle compte actuellement 18 profès solennels, 10 prêtres, 15 étudiants, 1 seul frère espagnol. Elle a connu une collaboration avec le Cameroun par le passé.
c. Centrafrique: fondée en 1971, la mission devient une Délégation provinciale en 1982. Elle compte 5 maisons dont 2 paroisses et 3 maisons de formation. Le noviciat St Elie est implanté à Bouar. Les études de philosophie et de théologie à Bangui au grand séminaire diocésain. Elle connaît la collaboration avec le Burundi-Rwanda et le Cameroun spécialement dans le domaine de la formation. Depuis décembre 2012, le pays a connu une situation lamentable de crise politique qui a provoqué le déplacement des masses de population. Un grand rôle a été joué par les pères sur le plan social avec l'accueil de milliers des refugiés dans les maisons de la mission. La situation perdure jusqu'aujour'hui.
d. Congo: la mission carmélitaine a été implantée en République Démocratique du Congo avec l'arrivée des moniales en 1934 au centre du pays dans la province du Kassaï occidental. Les frères carmes les rejoignèrent vers les années 1958 dans la même province. Dans l'entre temps, à l'Est du pays dans la province du Nord-Kivu, une délégation des carmes de la province de Castille est invitée par l'ordiniare du lieu pour s'occuper des paroisse de Masisi et Nyakariba vers les années 1966. La réalité "Délégation Générale Saint Joseph du Congo" naît de ces deux noyaux et son érection canonique intervient en 1988. Actuellement, la Délégation Générale Saint Joseph compte 9 maisons, 56 profès solennels, 8 profès étudiants en philosophie, 9 profès étudiants en Théologie, 1 profès frère non clerc en cycle doctrinal; 10 novices et 10 postulants. La Délégation a actuellement 4 monastères des moniales (Kinshasa, Kananga, Lubumbashi et Brazzaville) et les communautés OCDS à Kinshasa, Kananga, Lubumbashi et Goma.
e. Madagascar et l’Océan Indien: les moniales sont arrivées en 1921 et les frères en 1969. En 1984, profession solennelle des  premiers carmes malgaches. En 1991, première ordination sacerdotale autochtone. En 1996,  passage de la Délégation au vicariat de Madagascar et de l’Océan Indien. En 1999, érection canonique en commissariat. Le Commissariat compte 8 maisons érigées (5 à Madagascar, 1 à la Réunion, 1 à Maurice, 1 aux Seychelles), 3 maisons non érigées, 117 frères en comptant postulants et novices: 19 postulants et prépostulants, 9 novices, 35 profès temporaires, 54 prêtres. 6 implantations de moniales (4 érigées, 2 non érigées). 4 mouvements de laïcs carmélitains. Actuellement il y a la écision de renforcer les présences actuelles plus que d’ouvrir d’autres maisons, de mettre un formateur pour 10 jeunes en formation, de séparer en 2 maisons les étudiants en philosophie et ceux en théologie.
f. Sénégal: arrivée des moniales en 1950, des soeurs carmélites missionnaires thérésiennes en 1984, des frères carmes en 2002, un groupe de laïcs carmélitains depuis 2007. L'implantation actuelle s'inscrit au sein d’un projet diocésain: un sanctuaire marial tenu par les missionnaires du Sacré Coeur, un séminaire de propédeutique interdiocésain tenu par les abbés, un poste de santé construit par les frères et confié aux soeurs carmélites missionnaires thérésiennes, un couvent des frères carmes. Une maison avec 4 frères. les difficultés rencontrées par la mission sont : 5 déménagements et 4 changements importants de frères. Actuellement nous sommes en stand-by pour repenser le projet.
g. Cameroun: la mission est fondée il y a 30 ans et compte deux implantations : une maison de formation et une paroisse. Cette mission est en difficulté avec l'instabilité des premiers confrères camerounais. le Père Domenico ROSSI de Gênes est actuellement nommé responsable de la mission qui reste cependant sous la juridiction de la Province de Milan. La mission compte 3 monastères de carmélites.
3. Rapport du Père Roger sur le Définitoire extraordinaire en Corée (voir le rapport joint). Un échange sur le rapport a évoqué la Collecte du dimanche 12 octobre dans toutes les maisons de l’Ordre pour la mise en valeur du site de premiers ermites du Mont Carmel, projet soutenu par nos deux ordres (OCD et O.Carm.). Il a été demandé une représentation du Carmel africain renforcée dans les réunions de l’Ordre.
4. Intervention du Père Jérôme Paluku, assistant au Secrétariat des Missions: il a été demandé au père Jérôme Paluku de nous fixer sur sa fonction d'assistance au secrétaire des missions. Il a précisé qu'il est plutôt chargé de l’Afrique et en particuler de l’aide à la rédaction de projets. Des éclaircissements lui ont été également demandés sur la portée du site des missions de l’Ordre et sur sa présentation actuelle.
5. Rapport du Père Marie Joseph sur les réalisations de la Conférence (voir le rapport joint)
6. Statuts : Une discussion a été faite sur les statuts de la Conférence en ce qui concerne le mode de désignation du président et du vice président. Toutefois, il a été retenu que tout se fasse comme indiqué dans les statuts actuels, c'est-à-dire par le consensus, par rotation entre les circonscriptions, et non par un vote . Toutefois, une commission a été nommée après le choix du nouveau bureau pour étudier les zones d'ombres contenues dans le texte actuel, formuler les amendements, spécialement pour la question de l’intérim à assumer en cas de vacance d’une charge après un chapitre provincial, et les approuver à la prochaine réunion de la Conférence.
Que les circonscriptions de la Conférence soient davantage sensibilisées à la vie de la Conférence et que particulièrement les circonscriptions ayant une responsabilité dans le bureau soit sensibilisées à l’intérim à assurer pour le bon fonctionnement de la conférence jusqu’à la fin du mandat en cas de vacance de l’une des charges.
7. Désignation du nouveau bureau de la Conférence:
Après échange et délibération, la charge de la présidence est revenue à la Délégation du Congo en la personne du Père Roger BALOWE TSHIMANGA. La vice-préidence au Commissariat de Madagascar en la personne du Père Vincent de Paul RANDRIAKOTOMANANJANAHARY. Le secrétariat est assumé par le père Marie Joseph DOL.
8. Formation à Abidjan: Rapport du Père Emile sur la session de formation à Abidjan (voir le rapport joint). Le rapport est complété par la lecture de l’évaluation des frères du Congo ayant participé à la session (voir l’évaluation jointe). Après discussion, nous retenons de poursuivre cette session annuelle de formation et de préparation aux voeux solennels, organisée par la conférence francophone.
1. Besoins de formateurs: Après avoir écouté le frère Emile, la conférence encourage les circonscriptions à faire connaître les noms des frères qualifiés pour dispenser les cours aux frères à Abidjan. Les noms de professeurs potentiels : Christian et Valentin pour le Congo, Zacharie pour le Burundi Rwanda ont éte évoqués. Chaque cironscription communiquera les frères pouvant assurer ces services et leurs coordonnées. Cette liste pourra être éventuellement compléter par une liste des professeurs des Centres de formation de l’Ordre comme le Teresianum ou le CITes pouvant aussi donner des sessions ou cours en français en Afrique. Cette liste sera communiquée aux différentes missions et pourrait être mise sur le serveur informatique et pourra servir pour demander des sessions de formation dans nos différentes missions.
2. Un formateur permanent pour les jeunes pendant 3 mois: Quant à la question d'un Père qui serait en permanence avec les candidats à la formation à Abidjan, le Père Emile a promis de proposer un Père à cette charge. La Conférence verra dans quelle mesure soutenir et encourager ce formateur. La Délégation de Centrafrique pourrait éventuellement mettre un formateur à disposition pour la session de 2016.
3. Les objectifs poursuivis par cette formation: La conférence insiste que cete formation soit beaucoup plus pratique que théorique et que le candidat soit invité à se rendre responsable de ses engagements, se préparant ainsi aux voeux solennels. Que les différents formateurs soient instruits par le responsable de formation sur la qualité des instructions: son objectif combinera à la fois une formation au charisme et la préparation aux voeux solennels. L’attention sera d’orienter la formation doctrinale pour qu’elle ne privilégie pas la dimension académique mais plutôt la préparation humaine, religieuse et spirituelle à la profession, en ayant une attention particulière pour mettre en rapport la doctrine et notre vie religieuse concrète.
4. Révision du programme: Une commission a été composée pour revoir le programme des cours en fonction des objectifs retenus: frères Emile, Arthur, Fryderyk et Marie Joseph (Cf. Les propositions en annexe et le retour du travail de la commission ci-dessous)
5. Annconce du programme: Le programme de la session sera communiqué 6 mois auparavant et les inscriptions seront closes 3 mois avant la session, et donc vers la fin mars.
6. Lieu de la prochaine session: après discussion sur le lieu à cause du coût trop élevé pour certaines circonscriptions, la Conférence a retenu toujours Abidjan mais avec un éventuel changement dans l'avenir en faisant attention aux coûts de voyage des frères participants et des frères professeurs ainsi qu’aux possibilités locales. La prochaine session est programmée à Abidjan durant l’été 2015 (juillet, août et septembre).


Vendredi 21 novembre 2014
Communication, Finances et collaboration

9. Communication et collaboration La conférence s'est interrogé sur les liens à établir entre les missions. Il s'est avéré que la communication entre nous connaît une grande défection. Le secrétaire de la Conférence a insisté sur l'importance de la communication en invitant tout le monde à y collaborer: sélectionner les informations à transmettre et savoir les transmettre à temps. Cela est capital pour le bon focntionnement de notre Conférence. Il a déploré le manque de collaboration qui ne lui facilitait pas la tâche.
a. Serveur informatique : Nous retenons de mettre en ligne sur un serveur privé des documents utiles pour nos missions comme les ratios de formation, les ouvrages publiés en Afrique francophone et les lieux où ils peuvent être commandés, etc.
b. Correspondants locaux : Nous retenons de mettre en place des correspondants dans chaque mission chargés de la communication avec le secrétaire de la conférence. Une liste avec les coordonnées de chacun sera publiée. Nous évoquons l’utilisation de Skype et Viber pour la communication tout en privilégiant la communication par mail.
c. Echos africains OCD : La Conférence remercie et encourage le Père Marie Joseph pour la sortie de la Revue annuelle de la Conférence:  "Echos Africains OCD". Nous retenons de réaliser un seul numéro par an vu la richesse du dernier numéro et l’effort que cela demande. Des correspondants locaux seront nommés pour transmettre les informations, articles et photos. Et le secrétariat pourra donner des tableaux de statistiques déjà remplis pour qu’il n’y ait juste qu’à mettre à jour. Nous évoquons la possibilité d’une publication papier avec abonnement payant au profit de la conférence, en vue de diffuser plus largement cette revue annuelle

10. Financement : les besoins financiers de la conférence sont essentiellement pour la session à Abidjan. Après une longue discussion, la Conférence retient de doubler la cotisation annuelle par circonscription à compter de 2015, soit une cotisation de 300 euros, et que cette cotisation soit payée avant février.
En ce qui concerne le financement de la Session à Abidjan, ses enjeux et aussi les problèmes économiques que cela pose dépassant les moyens de la conférence. La Conférence retient cependant de poursuivre l’organisation d’une session annuelle.
La Conférence s'est aussi interrogé sur la possibilité de pouvoir financer ce projet e formation et retient ce qui suit:
• Que chaque circonscription qui envoie des frères à cette session paye leur pension à la valeur de 6 euros par jour.
• Que le coût du voyage et des visas soit pris en charge par la conférence avec un appel à des aides financières extérieures, principalement auprès des frères et soeurs de l’Ordre des pays européens, grâce à des dossiers de demandes et des rapports complets avec photos. Un fonds pour la formation pourrait ainsi être constitué au sein de la conférence.
• un budget prévisionnel sera réalisé en fonction des frères pressentis pour participer à la session de 2015.

L’après midi: une sortie de détente, la visite des girafes.

Samedi 22 novembre

Echange sur la formation,
le Centenaire de Notre Mère Thérèse et Divers

11. Echange sur la formation dans nos missions
a. Madagascar : les vocations participent au camp vocationnel où une sélection est opérée pour limiter les entrées à une dizaine par an. Viennent ensuite successivement une année de stage, une année de prépostulat, une année de noviciat (à Moramanga), puis une année de noviciat à Itaosy; 3 ans de philosophie suivi d'une année de stage ou régence, et 3 ans de théologie. A la fin de la deuxième année de théologie, la préparation aux voeux solennels. A la fin de la troisième année de théologie, la profession solennelle et le diaconat. L'ordination prsbytérale intervient après 7 mois au moins. Soit 11 ans de formation.
b. Sénégal : pas de jeunes en formation actuellement. Le postulat et le noviciat pourraient se faire sur place, les études en France avec 2 ans de théologie et 3 ans de philosophie. Auparavant, cas par cas pour chaque jeune, avec des formations en Centrafrique, et au Centre St Augustin à Dakar avec une maison provisoire de formation à Dakar.
c. Centrafrique : deux voies pour l’accueil des candidats. Par le petit séminaire, dès le CM2, postulat après le lycée, noviciat, puis philosophie, année de stage et théologie à Bangui au grand séminaire. Cette année expérience d’envoyer 2 frères à Yaoundé en formation en philosophie. Dernière année de théologie : préparation aux voeux solennels. Profession solennelle, stage pastoral, ordination. Autres voie d’accueil des candidats: après contacts avec les frères, stage et temps de formation, puis aspirant, postulant et rejoint les autres pour la suite de la formation. Difficultés de pression de la famille, du contexte déstabilisé et pauvre du pays. Une partie des jeunes sortent du petit séminaire sans entrer au postulat, mais partent avec une bonne formation.
d. Burkina Faso, Togo, Côte d’Ivoire : d’abord deux ans d’observation des candidats avec une année de stage et une année de formation, pour une année de communauté au Burkina Faso, 3 ans de postulat avec études de philosophie au Togo, 1 an de noviciat au Burkina Faso, 3 ans de théologie en Côte d’Ivoire, préparation aux voeux solennels, 2 ans de vie communautaire au cours desquels ont lieu les ordinations, spécialisation en priorité avec formation à Avila.
e. Burundi Rwanda : après contacts avec les frères, année de postulat à Butare, année de noviciat à Butare (envisage de séparer les deux), puis 3 ans de philosophie à Bujumbura en français, 4 ans de théologie en Tanzanie en anglais. Certains ont été formés en France, d’autres en Centrafrique.
f. Congo : d’abord aspirants externes, puis postulat à Kananga pendant 1 an, noviciat à Lubumbashi pendant 1 an, 3 ans de philosophie et 3 ans de théologie les deux à Kinshasa, avec un stage entre les deux, préparation aux voeux solennels, profession, diaconat, stage pastoral et ordination.
12. Publication manuel de formation sur l’histoire de l’Ordre : nous retenons une souscription de 150 euros par circonscription avec mise à disposition de 25 livres. Il nous restera 325 exemplaires pour la conférence, que nous pourrons vendre au profit de la conférence. Il est particulièrement important d’attirer l’attention que ces livres ne peuvent être vendus qu’en Afrique, à charge pour chaque délégation de fixer son prix et d’encaisser l’argent.
13. Documents disponibles sur Internet :
a. Site Internet accessible pour des formations en ligne : site de l’Institut Jean de la Croix, www.institutjeandelacroix.org. Possibilité de cours, de télécharger des enseignements, et d’obtenir un certificat de spiritualité.
b. Serveur informatique : Nous retenons de mettre en ligne sur un serveur informatique privé des ressources utiles : règle du Carmel, oeuvres de nos saints, conférences du centenaire, etc.
14. Révision des statuts : Nous nommons comme comité chargé de la révision des statuts le bureau actuel de la conférence. Les amendements seront proposés par email aux membres de la conférence, avant la prochaine réunion qui devra statuer dessus.
15. Prochaine réunion : Nous fixons la prochaine réunion de la conférence du 23 au 25 février 2016 à Kinshasa au Congo. Arrivée le 22 février au soir, départ le 26 février matin.
16. Session à Abidjan: la commission chargée de travailler sur le programme de formation rend compte de sa proposition. Nous retenons:
a. Une attention à la préparation des voeux : l’idée d’aménager chaque semaine de cours différemment en étant plus attentifs au cheminement personnel en vue des voeux solennels.
b. Réunions avec le formateur : d’ajouter une réunion par semaine des frères en formation avec le formateur chargé des trois mois de session, au cours d’un après midi.
c. Partages : de ne pas trop charger les partages du vendredi matin en ne faisant intervenir les frères qu’à tour de rôle.
d. Rémunération du formateur : que la conférence donne une contribution financière pour le maître de formation chargé des 3 mois.
e. Réunions de l’équipe des formateurs : que les formateurs se réunissent entre eux régulièrement au cours de la session.
f. Texte résumant les décisions : qu’un texte soit rédigé à l’attention du formateur, des professeurs et des frères en formation synthétisant tout le projet tel qu’il est envisagé (voir texte joint).
17. Centenaire thérésien : nous partageons sur les activités organisées dans nos missions.
a. Congo: une liste d’activités par lieu existe; congrès à Kinshasa retransmis à la télévision; grande célébration et journée festive prévue pour le 28 mars; pagnes imprimés; vénération de la relique du doigt de Thérèse à Kinshasa
b. Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo: ouverture le 15 novembre avec toute la famille carmélitaine; exposition; émissions radio; conférence chaque mois en 2015 retransmis sur la radio; objets et pagnes à l’occasion du centenaire; congrès à Lomé en février 2015
c. Burundi, Rwanda: grande célébration le 28 mars 2015; émissions radio; session thérésienne ayant déjà eue lieu; exposition
d. Centrafrique: axe davantage sur le renouveau de la vie religieuse; a perçu une soif de vie spirituelle et de vie d’oraison; ouverture du centenaire dans les communautés; enseignements chaque mois
e. Sénégal: journée portes ouvertes le 28 mars 2015
f. Madagascar: L’ouverture de la célébration du cinquième centenaire de la naissance de notre Mère Ste Thérèse a eu lieu à Itaosy le 19 octobre 2014. Tout au long de la célébration il y a différentes sortes d’activités spirituelles et culturelles sur Ste Thérèse : Traduction en malgache des œuvres fondamentales (déjà faites en partie); Vente des tee-shirts, casquettes, écharpes, des objets sacrés, bandes dessinés, ….; Séries des conférences sur Ste Thérèse dans tous les endroits où les carmes et les carmélites sont présents; Chaque mois la journée carmélitaine devient journée thérésienne; Quelques organisations de week-end spirituel dans tous les centres spirituels : Itaosy, Moramanga, Gol les Hauts, Riambel; Prières hebdomadaires avec Ste Thérèse (avec les enfants, les jeunes, les adultes …); Concours de chant sur Ste Thérèse pour populariser sa spiritualité; Toutes les retraites spirituelles prêchées pas les carmes se concentrent sur Ste Thérèse; Il y aura des sessions sur Ste Thérèse pour les religieux Carmes; Il y a trois groupes théâtraux qui ont déjà commencé à présenter la vie et la spiritualité de Ste Thérèse dans différents lieux du Commissariat : Diaconia de la bonté avec Anne Facerias (La Réunion), Jeunes de la paroisse de Ste Thérèse de Jésus Antananarivo, Amis du Carmel de Majunga.
g. Camino del luz: passage du bâton de Thérèse dans différents pays anglophones et francophones
18. Cameroun: nous échangeons sur les difficultés actuelles de cette mission avec des éclairages apportés par le fr. Aurélio rappelant l’histoire, les collaborations qui ont existées et celles en cours, les enjeux actuels, les questions qui se posent. Plusieurs soulignent l’importance, lorsque des jeunes en formation sont confiés à une autre délégation, de faire confiance aux formateurs locaux et de tenir compte de leurs avis. Nous évoquons un geste fraternel de la conférence par un message du président adressé au Père Domenico et un contact du président de la conférence avec le père général à ce sujet.



Rapport sur le Définitoire Extraordinaire
Goseong, Corée du Sud
Du 27 aout au 03 septembre 2014


Le Définitoire Extraordinaire convoqué par le Préposé Général de l'Ordre, le Révérend Père SAVERIO CANNISTRA s'est tenu dans la ville de Goseong en Corée du Sud. C'est l'hôtel Del Pino, un cadre sans pareil, qui a été choisi par nos confrères carmes coréens en collaboration avec l'Ordre des Carmes Déchaux Séculiers de la place pour accueillir ce grand événement de l'Ordre. Etaient présents à ces assises: le Préposé Général et son Vicaire, tous les définiteurs de l'Ordre et la curie de la maison généralice, tous les provinciaux, les commissaires et les délégués généraux.
L'arrivée de tous étant prévue le 26 aout, c'est le lendemain que les assises ont débuté après les laudes. Les participants ont été mis au courant du déroulement du définitoire extraordinaire à travers certains documents distribués dont l'ordre du jour, certains exposés et les modalités pratiques.
Tout a commencé avec la présentation du "Rapport sur l'état de l'Ordre" par le Révérend Père Préposé Général en vue de préparer le moment le plus solennel et le plus significatif dans la vie d’une famille religieuse, la tenue du prochain "Chapitre Général". Le Préposé Général a également invité tous les participants, et avec eux tous les confrères et sœurs unis à nous dans la prière dans l'Ordre, à une unité dans la diversité: ne pas nous enfermer dans les cocons de nos circonscriptions mais s'ouvrir à la dimension de toute notre famille qui est l'Ordre du Carmel. Ses propos invitaient une dynamique: ce qui se dira ici doit être partagé avec tous ceux qui sont restés dans nos provinces, nos sœurs carmélites, nos confrères et nos familles du Carmel séculier. Nous avons à faire un travail d'ensemble comme Ordre et éclipser ce qui détruit  la communion fraternelle. "J'aurai peur, a souligné le Préposé Général, si les propos que j'ai pensé seul ne sont pas pris en compte et mûris par l'ensemble des participants".
Afin de nous mettre dans l'ambiance de la célébration du 5ème Centenaire de notre Mère Thérèse de Jésus, un film réalisé par une sœur américaine sur You Tube nous a été projeté dans la salle de conférence.
Selon que nous évoluions, les conférenciers se sont succédés pour présenter chacun un thème ou un rapport presque tous les avant-midis; et les après-midis se réunissaient les carrefours selon les zones établies en "coetus" pour discuter en vue d'une synthèse à présenter devant tous les participants. C'est sur base de ces synthèses que devait s'élaborer le rapport final plus détail et servant d'instrumentum laboris pour le Père Général et son Définitoire.
Monseigneur Peter CHONG, carme déchaux, nouvellement ordonné évêque auxiliaire de Seoul, nous a partagé sur l'Eglise catholique en Corée, avant qu'un carme laïc nous fasse une conférence sur l'histoire du pays et l'état de l'Ordre séculier en Corée du Sud. Il faut souligner que la famille OCDS coréenne reste l'une des plus importantes et des plus actives de l'Ordre, car malgré le pourcentage faible du catholicisme (11%), la communauté OCDS Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus compte aujourd'hui 36 communautés avec 3560 membres alors que sa fondation date de 1948.
Le discours du révérend père JULIO ALMANSA, secrétaire des missions, a porté sur les activités des missions dans ces dernières années ainsi que les projets financés ou non. L'assemblée a été mise au courant des 4 nouvelles fondations: Sri Lanka (Belgique, FLANDRES), Zambie (INDE) ,  Albanie (Italie, ITALIE CENTRALE), Bangladesh (Inde, MANJUMMEL).
Prenant la parole, le définiteur chargé de formation, le révérend Père Augustine MULLOR, a présenté les différentes formations qui s'organisent au sein de l'Ordre et dont l'invitation est lancée à tout le monde pour l'envoi des candidats. En dehors du Teresianum de Rome et du CITes à Avila, il s'organise aussi les cours et les formations périodiques à Stella Maris (Haïfa) et en Inde. Le Père a fait aussi mention des publications parues dans ce domaine de formation. Certaines questions qui opposent les deux grands centres de formation de l'Ordre (Teresianum de Rome et CITes d'Avila) ont été évoquées et les solutions ont été également envisagées.
A l'occasion, il a été rappelé la célébration du centenaire de la mort de St Albert de Jérusalem, législateur de notre Ordre. Un projet d'ensemble a été conçu par les deux pères généraux de notre grande famille carmélitaine (OCD et OCarm) pour marquer cet événement: la mise en valeur à caractère touristique du site de premiers ermites et frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel. Ainsi sera organisée la collecte des fonds pour mener ce projet: toutes les offrandes du dimanche 12/10/2014 de toutes les églises de l'Ordre devront être envoyées à la maison généralice.
Le révérend père Attilio GHISLERI, économe général de l'Ordre, a présenté aussi à l'assemblée l'état économique de l'Ordre: la santé économique du centre de l'Ordre est relativement bonne grâce aux soutiens des nos sœurs moniales qui ne ménagent pas des efforts pour partager avec nous ce qu'elles reçoivent dans la douleur et la peine, les provinces généreuses qui tiennent à leur devoir de soutenir le centre de l'Ordre en versant régulièrement leurs contributions, les efforts fournis par le Père Général et son conseil économique pour l'équilibre de la santé économique du centre de l'Ordre; les grosses dépenses faites et les difficultés réelles en ce domaine ont été aussi évoquées. Une question a retenu l'attention de l'assemblée: la vente possible ou impossible d'une partie du patrimoine concessionnel en terre sainte. Après échanges et débats, une invitation à la prudence et à la vigilance a été faite aux chargés des démarches de ce projet sensible pour l'Ordre et pour le Vatican aussi bien dans son exécution que dans sa non exécution.
Le révérend père Emilio, Vicaire général de l'Ordre et chargé de l'organisation du 5ème Centenaire de la naissance de notre Mère Thérèse de Jésus a fait un tour d'horizon pour présenter aux participants les initiatives, les créativités et les réalisations pour la réussite de la célébration de l'un des grands moments de l'histoire de l'Ordre. Il a invité aussi les responsables réunis à plus de sensibilisation dans les différentes circonscriptions pour que ce qui se fait partout soit répertorié et partagé avec l'ensemble de l'Ordre grâce à la technologie moderne de la communication en vigueur (Mass-médias, Internet, Web, Tweeter, You Tube, Face book...).
Les statistiques de l'Ordre ont été aussi présentées en maisons et personnes. Voici quelques chiffres: maisons érigées: 521; maisons non érigées: 111; évêques: 21; prêtres: 2859; diacres permanents: 9; profès solennels clercs: 101; profès temporaires clercs: 562; profès solennels non clercs: 235; profès temporaires non clercs:16; novices:173; postulants: 302; Aspirants 462. La deuxième partie des statistiques a été élaborée de manière très détaillée et en gradation pour s'enquérir de la situation dramatique de la crise des vocations spécialement dans les pays occidentaux, le vieillissement du personnel et le trépas dont sont victimes les provinces mères et les conséquences qui sont attendues dans un bref délai.
Le Définitoire extraordinaire s'est penché aussi sur nos relations avec les sœurs carmélites déchaussées. Partant des anciennes  Constitutions aux nouvelles,  le père RAFAT,  secrétaire pour les moniales a interpellé les frères,  avec les textes de la Madre à l'appui sur nos obligations vis à vis de nos sœurs tout en nous invitant au recours à l'unité familiale qui nous a caractérisé depuis la Réforme. Les frères devront se mettre à la disposition des sœurs non seulement pour les apostolats liturgiques mais aussi les diverses assistances.  Il a signalé les ingérences des évêques dans les affaires des moniales. Laquelle ingérence serait conséquence de l'absence des frères proches du monastère ou l'attachement de l'évêque lui même aux sœurs spécialement dans les débuts de la fondation.  L'ingérence des ordinaires ou des prêtres étrangers au charisme carmélitain dans les questions juridiques compromettent quelque fois la marche du monastère et l'expose à l'atteinte au charisme.
Le fait dernier en date reste la lettre de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique adressée aux moniales pour demander comment elles veulent être juridiquement. Une question qui est sensible pour l'unité de notre Ordre. Ce qui tique c'est que la Congrégation a envoyé cette lettre à nos sœurs carmélites sans aucune copie pour information au Général de l'Ordre. Ne réservant pas une copie pour information au Général de l'Ordre du Carmel Déchaussé sur un sujet touchant à l'unité de l'Ordre, la Congrégation ignore l'exception qu'il y a dans l'être juridique des monastères du Carmel avec leur lien direct au Général de l'Ordre comme supérieur bien qu'étant autonomes. Le Définitoire Extraordinaire a invité nos confrères spécialistes en matière de droit à une vigilance tout en laissant aux moniales la liberté de réponse à cette question.
Le Secrétaire pour les moniales a encouragé les moniales à utiliser les moyens de communication en vigueur car les temps ont changé. Une fidélité créative ne fait pas défaut au charisme qui a besoin de s'adapter aux temps et aux milieux sans se trahir.
Une équipe de 4 frères a été enfin désignée par le Préposé Général pour organiser les éléments en vue d'une synthèse à envoyer aux confrères et sœurs du Carmel des circonscriptions et monastères qui nous ont soutenus avec leurs prières.
Après les adresses de remerciement et encouragement aux participants et aux organisateurs, les séances ont été closes par le Père Préposé Général par une messe d'action de grâce.

RAPPORT DU SECRETAIRE DE LA CONFERENCE
DES SUPERIEURS DES CARMES DECHAUX
DE L’AFRIQUE FRANCOPHONE ET DE MADAGASCAR



Membres :
Délégation d’Aragon Valence (Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Togo)
Province de Milan (Cameroun)
Province de Gênes (Centrafrique)
Délégation du Congo
Commissariat de Madagascar
Province de Cracovie (Burundi Rwanda)
Province d’Avignon Aquitaine (Sénégal)
Un grand défi : 7 circonscriptions en près de 13 pays, de culture, contexte religieux, économique, climatique, très différents, avec des extrêmes comme le Sénégal ou Madagascar et l’Océan Indien. La conférence regroupe en fait 3 zones territoriales francophones qui sont différentes : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Madagascar & l’Océan Indien.

Réunions :
Nous avons retenu de nous réunir 2 fois par triennat. Concrètement la première réunion était à Moramanga (Madagascar) en février 2013, la réunion suivante a été reprogrammée à Nairobi (Kenya) en novembre 2014 à l’occasion du congrès thérésien, suite aux troubles en Centrafrique.

Bureau sortant :
Président : fr. René Claude Ranaivomanana (Madagascar)
Vice Président : fr. Jan P. Malicki (Congo)
Secrétaire : fr. Marie Joseph Dol (Sénégal)
Concrètement, le président a été difficlement joignable et la conférence a fonctionné avec le vice président et le secrétaire. Il semble que la conférence ne soit pas encore très affermie et que les changements ou défections au sein du bureau puissent la mettre en difficulté pour sa pérennité.
Actuellement c’est le secrétaire qui a consulté les membres, répondu aux questions, essayé d’assurer la coordination entre les circonscriptions, organisé la session de formation, planifié la prochaine réunion de Nairobi, assuré le lien avec le Définiteur général pour l’Afrique, etc. ce qui relève normalement de la responsabilité, au moins en partie, du président de la conférence.
Les statuts de la conférence prévoient à l’article 10 : Le Président peut inviter d’autres carmes déchaux des régions qui sont représentées pour aider aux tâches et aux obligations de la Conférence. Cela laisse une ouverture possible si la Conférence a besoin d’aide actuellement.

Communication :
La communication a été plus difficile avec 2 circonscriptions : Madagascar et Cameroun. Pour les autres circonscriptions, peu se sentent impliqués mais tous restent attentifs aux nouvelles échangées.
Il sera nécessaire de renforcer la communication entre tous, avec des réunions effectives où tous sont présents, et par le biais du journal de la conférence publié plus fréquemment, occasion d’avertir des professions, ordinations, décès, des collaborations en cours, des initiatives prises pouvant intéresser d’autres, etc. Un bureau actif animant la conférence est un enjeu important.

Archives :
Les archives papiers se résument surtout à l’exemplaire officiel des statuts et au compte rendu de réunion à Moramanga (Madagascar). Les autres archives sont surtout informatiques.

Comptes et cotisations :
Le compte bancaire utilisé pour la conférence est géré par Gênes, il s’agit d’un compte de leur procure des missions, non spécifique à la conférence. Il y a une comptabilité précise, là voici (en euros) :
 Recettes : 23 400 euros
  6 cotisations de 150 euros = 900 euros
  Subventions pour la session de formation à Abidjan : 22 500 euros
   Maison Généralice : 15 000 euros
   Aide à l’Eglise en Détresse : 7 500 euros
 Dépenses : 18 310 euros
  Frais du congrès sur la communication CITES Avila : 350 euros
  Frais session de formation à Abidjan : 17 870 euros
   Délégation d’Aragon Valence : 5 880 euros
   Délégation du Congo : 4 200 euros
   Commissariat de Madagascar : 6 240 euros
   Province d’Avignon Aquitaine : 1 550 euros
  Frais bancaires (virements) : 90 euros
 Solde : 5 090 euros

Madagascar n’a pas versé sa cotisation en 2013. Les cotisations sont fixées actuellement à 150 euros et couvrent les frais de réunion de la conférence. La principale difficulté a été de trouver le financement de la session à Abidjan.

Session de 3 mois de préparation aux voeux solennels à Abidjan :
La conférence a choisi cette session annuelle comme objectif principal, afin de faire bénéficier de cette formation existante tous les frères d’Afrique francophone et de renforcer les liens entre circonscriptions.
Une session a été réalisée entre juillet et septembre 2013. Il y avait 3 frères de la délégation d’Aragon Valence, 1 du Cameroun, 2 du Congo, 1 du Burundi Rwanda. Il manquait 5 frères de Madagascar pour raison financière, et 1 frère du Sénégal qui n’a pas été envoyé. La maison généralice a versé une petite aide (2 300 €) qui a couvert en partie les frais de séjour. Chaque circonscription a du assumer les frais de transport et de visa, ce qui a conduit Madagascar à refuser. La session a été appréciée et a été un succès (Cf. le rapport envoyé à la maison généralice), mais les formateurs ont souhaité qu’un formateur de chaque circonscription envoyant des frères participe au moins un mois.
Une session s’est tenue entre juillet et septembre 2014. Le financement a été assuré par la maison généralice (15 000 €) et l’Aide à l’Eglise en Détresse (7 500 €) (une demande supplémentaire a été présentée à la conférence épiscopale espagnole mais la réponse n’est pas arrivée).
Le secrétaire de la conférence a assumé toute la recherche de financement, l’information au sein de la conférence, l’aide pour les démarches de visas, la motivation pour la réalisation de ces sessions.
Il est certain qu’il faudrait trouver un mode plus pérenne pour le financement de cette session, dont le budget entre frais de séjour et frais de transport tourne autour de 20 000 euros suivant le nombre de participants. Les circonscriptions de la conférence ne peuvent assumer seules un tel budget et il n’est pas certain que des organismes acceptent d’aider tous les ans. Un grand merci à la maison généralice pour son soutien et son aide pour permettre aux frères de vivre ce temps important pour leur formation personnelle et pour les liens entre frères francophones d’Afrique.

Commission pour les publications, éditions :
Comme la réunion de Madagascar l’avait demandé, le secrétaire de la conférence a veillé à ce qu’une commission pour les publications soit mise en place. Elle était composée des frères Valentin NTUMBA KAPAMBU (Congo), Martin Dallongeville (Sénégal) et Gérard Adou (Côte d’Ivoire). Elle devait:
Recenser toutes les initiatives qui existent : livres, brochures, dépliants, publications, revues, etc.
Recenser les besoins et les souhaits dans ce domaine des différentes circonscriptions.
Recenser les possibilités de publications et impressions.
Malheureusement le travail n’a pas été fait de manière aussi exhaustive que ce que nous avions évoqué à Madagascar et s’est résumé au travail du Père Valentin à recenser les oeuvres publiées par le Burundi Rwanda et le Congo. Il reste beaucoup à faire en recensant tout ce qui est fait ailleurs notamment en Côte d’Ivoire mais aussi au Sénégal, et surtout favoriser les échanges de ces oeuvres et publications, qui, comme nous l’avions vu à Moramanga, pourraient beaucoup aider d’autres circonscriptions: dépliants très adaptés, images réalisées, possibilités d’impression pas cher, etc.

Revue d’information :
Comme demandé à Moramanga, un premier numéro de Echos africains OCD a été publié fin 2013. Cependant il est à noté qu’aucune nouvelle n’a été communiquée par le Cameroun et Madagascar pour ce numéro.
Le deuxième numéro paru en 2014 a été beaucoup plus riche et a recueilli des contibutions de toutes les circonscriptions.
Je pense que cette initiative est à poursuivre et à intensifier. Cela aiderait beaucoup à mieux nous connaître, à mieux percevoir les réalités de l’Ordre en Afrique, inciter à des collaborations et échanges, etc. Il pourrait aussi être l’occasion d’échanger plus largement des nouvelles qui circulent par ailleurs comme les nouvelles de nos frères de Centrafrique avec les réfugiés chez eux, etc.

Information sur les formations de formateurs en Afrique :
Le secrétaire de la conférence a réalisé l’engagement pris à Moramanga d’informer de toutes les possibilités existantes de formations de formateurs. Ainsi 3 rapports ont été envoyés aux membres de la conférence pour :
les formations proposées au Centre Mater Christi au Burkina Faso, à Bobo Dioulasso
les formations proposées au Centre Théophlie Verbist à Kinshasa (RDC)
les formations proposées chez les Jésuites d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
De plus, à la demande de fr. Marie Joseph, toutes les ratios de formation des différentes circonscriptions ont été collectées :
Délégation d’Aragon Valence
Madagascar
Congo
Centrafrique
Cameroun
Burundi Rwanda
Là aussi, l’échange d’information pourrait être une aide entre circonscriptions.

Congrès de Nairobi :
Nous avions évoqué à Moramanga un congrès pour notre conférence. Comme la conférence anglophone en organise un, et il a été proposé de se joindre à ce congrès et de tenir la prochaine réunion de la conférence francophone à Nairobi, à la suite de ce congrès.
Le secrétaire a été l’interlocuteur de la conférence francophone pour la préparation de ce congrès. Le congrès se déroule du 24 au 29 novembre 2014. Le travail a consister à collaborer au programme du congrès, à trouver des intervenants francophones, à diffuser toutes les informations relatives au congrès et à les traduires, à assurer la coordination du côté francophone et à recueillir les inscriptions.


SESSION DE FORMATION
ET DE PREPARATION AUX VOEUX SOLENNELS
CONFERENCE FRANCOPHONE
D’AFRIQUE ET DE MADAGASCAR


1. Objectifs :

La session organisée par la conférence francophone d’Afrique et de Madagascar a pour but:
• de compléter et finaliser la formation au charisme des frères en formation
• de préparer les frères aux voeux solennels
L’attention sera portée surtout sur la préparation humaine, religieuse et spirituelle à la profession plus qu’une formation académique. L’objectif principal est d’aider chaque frère à mûrir l’engagement qu’il va prononcer.

2. Lieu, dates, fréquence :

La session se déroule chaque année, durant les mois de juillet, août et septembre. Le lieu de la session de 2015 est Abidjan (Côte d’Ivoire). La session peut être organisée dans une autre maison de formation, en tenant compte des coûts des voyages des participants et des intervenants, et des possibilités en personnel sur place.

Le programme de la session est envoyé au mois de janvier aux membres de la conférence. Les inscriptions sont closes fin mars.

3. Formateur et professeurs :

La conférence met à disposition un formateur qui est présent pendant les 3 mois de la session avec les frères en formation ainsi que des professeurs. La tâche du formateur est particulièrement importante puisqu’il assure le suivi des frères participants à la session, leur accompagnement, et s’assure du bon déroulement de la session.
• Il est disponible pour rencontrer les frères participants, selon leur demande, pour les accompagner pendant ces mois intenses de préparation à leurs voeux. Il est demandé aux circonscriptions envoyant des frères à cette session de les sensibiliser à l’importance de cet accompagnement spirituel personnel en invitant les frères à demander de rencontrer le frère formateur toutes les 2 ou 3 semaines.
• Il réunit les frères participants à la session un après midi par semaine pour faire une évaluation avec eux.
• Il participe à l’échange du vendredi matin, chaque semaine, qui clôt la semaine de cours.
• Il veille à réunir régulièrement les frères qui interviennent dans la formation pour une évaluation entre formateur et professeurs. L’objectif est de faire un véritable discernement sur les frères, pendant la durée de la session.

Les professeurs sont choisis suivant les possibilités du lieu où la session est organisée, et des intervenants extérieurs, particulièrement des frères enseignants membres de la conférence. Les professeurs qui se sont engagés à dispenser les cours veillent à se libérer de leurs obligations pour être disponibles suivant le calendrier établi. En donnant leurs cours, ils pourront chercher à mettre en rapport étroit et concret la doctrine et la vie religieuse, dans la perspective de l’engagement personnel par les voeux solennels, en contexte africain.

4. Frères participants :

Chaque circonscription de la conférence envoie les frères qu’elle souhaite pour cette session de formation et de préparation aux voeux solennels. Les frères envoyés sont invités à être particulièrement attentifs à l’enjeu spirituel, religieux et personnel de cette session. Ils s’engagent pleinement dans la vie de la maison de formation, par la participation assidue aux offices et à l’oraison, par les services pour la vie commune. La session donne l’occasion de tisser des liens fraternels avec des frères d’autres circonscriptions, d’échanges sur d’autres expériences, de découvrir d’autres réalités du Carmel en Afrique et Madagascar.

Chaque frère participant est invité à travailler personnellement durant les après midi un point concret du cours de chaque semaine par rapport à son propre cheminement en vue de la profession solennelle. Pour cela, suivant une fréquence à déterminer par les formateurs en fonction du nombre de frères participants (toutes les 2 ou 3 semaines), les frères participants prendront part à une séance de lecture communautaire qui porte sur un point concret du cours les vendredis matins (voir explications ci-dessous). Les professeurs pourront distribuer une liste de questions concrètes en lien avec le thème du cours afin d’aider les frères à intérioriser ces cours. De plus les frères participeront à la réunion hebdomadaire d’évaluation avec le formateur, un après midi dans la semaine.

5. Organisation du temps :

Les frères participants à la session suivent l’horaire de la maison de formation où ils se trouvent. Les cours sont dispensés chaque semaine du lundi au vendredi de 8h30 à 11h30 avec deux pauses.

Les après midi sont réservés à la lecture personnelle en invitant particulièrement les frères à lire les oeuvres de nos saints surtout s’ils ne l’ont pas encore fait. Une rencontre avec le frère formateur durant les 3 mois est organisée chaque semaine durant un après midi. Ce même frère se tient disponible pour l’accompagnement spirituel personnel. Un temps de sport hebdomadaire sera prévu durant les après midi.

Une sortie de détente sera prévue chaque mois.

Pour l’organisation des matinées, la session se déroule ainsi :
• lundi et mardi : cours magistraux
• mercredi : le professeur expose une implication concrète du cours relativement à l’engagement des voeux solennels en contexte africain, suivie d’un échange
• jeudi : reprise du cours pour l’achever en tenant compte des questions ou des besoins qui se sont manifestés
• vendredi : quelques frères participants partagent à tour de rôle pendant 15 minutes un point concret du cours qui l’aide, le fait réfléchir, relativement à la perspective de son engagement dans la vie religieuse. Ces brefs partages sont suivis d’un échange en présence du professeur et du frère formateur.

6. Programme des cours :

Les cours dispensés au cours de la session sont les suivants :
• Règle et Constitutions
• Montée du Carmel  
• Nuit Obscure   
• Cantique Spirituel
• Vive Flamme
• Synthèse doctrinale sanjuaniste
• Communauté selon sainte Thérèse
• Chemin de Perfection   
• Livre de la Vie   
• Livre des Demeures  
• Synthèse doctrinale thérésienne
• Théologie vie consacrée et vœux en contexte africain
• Doctrine de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et d’Elisabeth de la Trinité

Chaque professeur veille à mettre en lien le thème du cours et la vie religieuse concrète dans la perspective des voeux solennels. Pour cela il propose aux frères participants une liste de questions concrètes. Il peut s’inspirer de la liste suivante :

• voeu de pauvreté et disponibilité pour la vie communautaire
• voeu de pauvreté et gestion des biens
• équilibre entre vie d’oraison et vie apostolique, entre vie carmélitaine et vie pastorale, en contexte de mission
• les conseils évangéliques comme chemin de liberté
• la vie religieuse comme chemin libérant la joie
• apprendre à se construire sans négliger la vie intérieure
• apprendre à vivre dans la vérité, vérité de ce que je suis et vérité de l’Amour de Dieu
• la vie religieuse comme écoute de l’Esprit Saint
• l’humilité vertue fondamentale au Carmel face à la fierté personnelle ou communautaire
• équilibre entre vie fraternelle et vie personnelle
• place de la lectio, des lectures, de ce qui nourrit la vie religieuse et moyens de communications, particulièrement téléphone mobile et Internet
• le combat spirituel
• relations avec les personnes extérieures, surtout les relations féminines, au sein de l’apostolat et voeux religieux
• accompagnement personnel et retraite personnelle réellement vécus quand on accompagne soi même d’autres et qu’on prêche des retraites aux autres
• l’intériorisation vécue pesonnellement de tous ces points, etc.

7. Financement :

Chaque circonscription prend en charge la pension des frères qu’elle envoie en formation. Les frais de pension des formateurs sont pris en charge par la conférence. Les professeurs ne reçoivent pas de rétribution pour les cours dispensés. Le formateur responsable des 3 mois de formation qui reçoit une rémunération de la conférence pour ce service.
Les frais de voyage (transport et visa) des frères en formation et du formateur et des professeurs sont pris en charge par la conférence.
Afin de permettre à la conférence financer cette session, un budget prévisionnel est rédigé avec une demande de fonds. Les frais seront assumés avec une participation de la conférence selon ses possibilités, par une recherche de fonds prioritairement auprès des frères et soeurs de l’Ordre dans les pays occidentaux, par une demande à la maison généralice ou des organismes internationaux. Des rapports détaillés avec photos seront envoyés à chacun de ceux qui ont contribué au financement de la session. Ces appels de fonds pourront permettre de créer peu à peu un fonds pour la formation au sein de la conférence.


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